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 Elvire Jackson | The life in color

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Elvire Jackson


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MessageSujet: Elvire Jackson | The life in color   Mar 1 Juil - 3:13


Découvrez Sasha!



I/ Identité

Nom : Jackson
Prénom : Elvire
Age : Seize jolies petites années
Nationalité : Britannique
Date de naissance : 6 mars 1959


II/ Portrait

Physique : Pour voir le physique d’Elvire au naturel, il va vous falloir aller chercher assez loin. Au fond d’une armoire, dans la demeure de sa grand-mère, vous trouverez sans doute un vieil album, et dedans, coincée dans les dernières pages, une photographie. Vous y verrez un homme entre deux-âges, calvitie naissante, yeux bleus et vifs, blouse blanche, sourire aux lèvres. A côté de lui, main dans la main, une jolie femme, plus toute jeune, elle non plus, avec de longs cheveux bruns, et un air pensif, profondément bon. Mais descendez donc un peu votre regard, messieurs dame ne nous intéressent pas pour le moment. c’est Elvire qu’il faut décrire. La voilà. C’est une toute jeune enfant, encore, a-t-elle six, sept ans ? On ne voit pas bien. La photo, à vrai dire, est assez floue. Elle les cheveux noirs, si, si, noirs, cette belle gamine aux joues un peu ronde, et ses yeux levés vers le ciel seuls sourient, alors que son visage rêveur témoigne du calme profond de cette nature tranquille. Imaginez maintenant que cette photo s’anime, car nous sommes des sorciers, après tout, et si ces gens-là ne le sont pas, ne nous est-il pas permis d’imaginer ? Bref, la photo s’anime. Le père se penche, caresse affectueusement la tête de sa fille, puis repart, très vite, car on l’appelle. Madame Jackson part de l’autre côté, c’est là qu’on a besoin d’elle. Elvire reste seule, l’air triste, à jouer timidement avec ses boucles sombres, et finit par se mettre en route, et tout son être, sa petite robe bleue et propre, son sourire, tout cela n’est que timidité. Timide de même est sa démarche, ses pas gracieux de petite fille tandis qu’elle s’en va rejoindre le groupe d’enfants japonais qui sont ses amis. Si au moins elle pouvait les comprendre…
Ne vous faites pas de soucis. Elle y arrivera. Mais voici que le temps passe, et la petite, soudain, après avoir traversé quelques pays, a seize ans. Une adolescente, donc, et combien différente de celle qu’elle était dix ans auparavant. De taille moyenne, elle n’est pourtant pas, ou plus, tout au moins, quelqu’un de discret. ses voyages, indubitablement, l’ont changée. Ce qui attire chez elle l’attention en premier, comme c’est si souvent le cas, ça n’est pas réellement elle, mais bien ce qu’il y a de rajouté chez cette adolescente : les vêtements, et la teinture. Oui, oui, la teinture ! Et comment voudriez vous qu’une brune ait sinon des cheveux de ce genre ? La couleur de sa teinture, précisons-le, varie assez souvent, bien que ses longs séjours à Poudlard la force à plus de fixité qu’elle ne le voudrait. Bref, en ce moment, même si ça ne va pas durer, la plus grand part de ses cheveux est d’un blond un peu roux, et s’accompagne de mèches rouges, et d’autres d’un beau marron chocolat. Tous ces cheveux colorés sont le plus souvent assemblés ensemble par un nœud un peu grossier fait avec les cheveux eux-mêmes, et qui les décale sur le côté, de sorte qu’on peut se demander s’il s’agit vraiment de mèches, et non pas d’un foulard noué sur sa tête. Quant au reste de sa chevelure blonde, Elvire aime à la moduler dans différentes postures, parfois en les faisant simplement tomber sur ses épaules, mais plus souvent en les fixant dans des directions aussi variables qu’extravagantes, et à l’aide de pinces et épingles qui ne le sont pas moins. Précisons d’ailleurs que, même lorsque ses cheveux sont totalement lâchés, ce qui n’arrive en vérité qu’à son réveil, les longueurs très variables des différentes mèches forment un cocktail tout à fait insolite. Cette étrangeté, Elvire l’entretient désormais en alignant, autant que possible, du moins, car Poudlard ne permet pas tout, la couleur de ses vêtements sur celle de ses mèches. Les vêtements, tiens ! Leur forme est très variée, de la minijupe au pantalon patte d’éléphant, en passant par la longue robe élégante, le short de sport _qu’elle met souvent les jours où elle ne fait pas sport, cessez-donc dors et déjà de croire en la logique _ ou les t-shirts courts et décolletés. Un peu de tout, donc, pourquoi se cantonnerait-on à un genre, ou à quelques vêtements ? Pourquoi faire simple quand on pourrait faire compliqué ? Passons sur cette question, qui pourrait-être la devise de la petite Elvire, et allons donc la voir d’un peu plus près. Observons un peu cette peau hâlée, perpétuellement dorée, ces lèvres d’un rouge intense, bien que le maquillage leur offre parfois des teintes bien différentes, ce nez court et fin, ses yeux… Oui, attardons-nous un peu sur les yeux _ ne dit-on pas qu’ils sont les miroirs de l’âme ? Ces yeux sombres, eux aussi d’un joli marron foncé, assez petits par rapport au reste de son visage, ses yeux si souvent plissés. Plissés, mais pourquoi donc ? Cela lui donne un air étrange, à notre charmante Elvire, un air concentré et pas forcément aimable. C’est que la demoiselle a un problème oculaire, pas si grave, mais tout de même : sa rétine ne supporte pas la lumière, ce qui l’oblige à constamment fermer un peu les paupières, mais qui donne aussi à son regard un air félin, puisque ses pupilles, pour capter aussi peu de jour que possible, se rétrécissent jusqu’à n’être plus qu’un trait au milieu de son œil. Soulignons d’ailleurs que cette maladie, dont elle-même ne parvient pas à retenir le nom, la porte à préférer la nuit au jour, et aussi à souffrir parfois de maux de tête tout à fait désagréables.
Le reste de son visage est fin, très fin, ses traits sont angulaires, très contrastés, et lui donnent l’aspect d’un être à la fois réfléchi et ouvert. Toujours souriante, la demoiselle, qui n’hésite pas à parler à tous ceux qu’elle croise, sait attirer la confiance d’un simple regard, et parvient généralement à dénouer les langues les plus timides. Très sportive, c’est une gamine très mince, fine, mais aussi svelte et habile, une joueuse de Quidditch assez douée.


Caractère :

„Freude, schöner Götterfunken
Tochter aus Elysium.
Wir betreten feuertrunken
Himmlische, dein Heiligtum !
Deine Zauber binden wieder
Was die Mode streng geteilt ;
Alle Menschen werden Brüder,
Wo dein sanfter Flügel weilt“

La première chose, pour Elvire, c’est l’amour des autres. Ca peut paraître étrange, et c’est sans doute exagéré, mais Elvire est un être effroyablement sociable. Elle ne supporte pas la solitude, et pense, tout simplement (car elle y a déjà réfléchi, figurez-vous), que l’existence ne vaut qu’à plusieurs, et qu’il n’y a que dans l’autre qu’on peut découvrir les choses, et s’enrichir soi-même, tout en aidant ceux qui vous entourent à s’enrichir aux-aussi. Parler, donc, provoquer, parfois, jamais méchamment, pourvu qu’il y ait des rencontres, une sorte d’émulation qui la fascine. Ouverte d’esprit, elle est en outre toujours prête à comprendre le point de vue d’autrui, et tâche, du moins autant que possible, de ne jamais parler que sur des sujets qu’elle connaît (car l’ignorance est assurément la source de la bêtise). Après, certaines personnes disent qu’elle a tendance à parler trop. C’est possible, au demeurant, et cela blesse un peu la gamine quand on le lui dit _ce qui prouve, précisément, la véracité de ces affirmations. Bref, elle parle beaucoup, mais disons, à sa décharge, qu’elle parle plutôt bien, et aime s’écouter parler. Un brin narcissique, donc, notre Elvire, ou tout au moins égocentrique.
Mais Elvire, il est nécessaire de le précise,r n’est pas méchante pour deux sous. Sa parole, elle ne la met pas seulement au service d’elle-même, mais aussi des autres : elle aime les causes perdues, et est toujours prête à aider les gens, ou du moins ceux qu’elle apprécie, et à défendre leurs intérêts. Plutôt généreuse, elle les aidera de même, enfin, dans la limite de ses capacités, car la jeune fille n’est pas excellente dans tous les cours cours. Le plus dommage, c’est qu’elle pourrait l’être, mais ne voit pas l’intérêt de travailler en dehors des matières qui l’intéressent, à savoir la métamorphose, les sortilèges, l’arithmancie et la DCFM, domaines suffisamment nombreux pour faire d’elle une élève assez douée, et bien-sûr, avant toute autre chose, même, les runes. Les runes, pour la simple et bonne raison que cette enfant est une passionnée des langues, et très douée, qui plus est. Elle en maîtrise déjà plusieurs (l’anglais, l’allemand, le français, l’arabe, le japonais, et quelques bribes d’afrikaans) du fait des voyages et déménagements multiples qu’elle a subis, auxquels on peut ajouter sa volonté d’aller vers les autres. Sitôt arrivée dans une nouvelle contrée, la demoiselle n’a jamais eu de cesse que de connaître ses habitants et la culture du lieu, leur mode de vie. Très tôt, elle a compris qu’il ne fallait pas juger, et a toujours essayé d’adapter ses critères de jugement aux visions du pays, de les comprendre jusqu’au fondement de leur pensée, assistée en cela, tout de même, par ses parents, grands voyageurs et connaisseurs du monde. C’est donc à l’aide des langues, de la connaissance et de la compréhension d’autrui que cette enfant a décidé de changer le monde. Changer le monde, rien que ça ? Eh bien oui, que voulez-vous, on a de l’ambition ou on n’en a pas. C’est que la petite Elvire, si elle aime les hommes qui l’habitent, ne comprend pas comment ce monde a pu devenir si moche, si triste, et conserve profondément en elle l’espoir de modifier les chose,s car qu’est-ce que ça peut être que cet état des faits, sinon une anomalie ? La confiance, l’espoir en l’être humain, elle est bien consciente que c’est la chose la plus dure à conserver, aimer les autres, même les plus détestables, même si c’est difficile, même si les gens sont odieux. « Peace and love », il n’y a que comme ça que les choses avanceront, que le monde deviendra meilleur. Grande adepte, que dis-je, fan inconditionnelle de Gandhi, elle croit que le progrès est possible sans combattre, sans tuer, sans tomber aussi bas que les oppresseurs. Que l’amour peut faire avancer le monde. Depuis un certain temps, Elvire a donc décidé d’être engagée. Elle a déjà rempli sa souscription à Amnesty International, qu’elle paye tous les mois grâce à l’argent gagné grâce à des petits boulots, et elle a décidé de donner, sitôt qu’elle a le moindre sous en poche, tout ce qu’elle a aux mendiants. Des gestes généreux, mais qui en vérité complaisent surtout son amour-propre (il faut avouer qu’il est bien agréable de se définir soi-même comme une bienfaitrice de l’humanité)(Elvire, c’est une chose à savoir, n’y va jamais à moitié avec les mots). Sa générosité est malgré tout louable, et sincère. Elvire déteste l’injustice, et voudrait plus tard exercer un métier qui lui permettrait de la résorber. Elle ne sait pas quoi, encore. Peut-être la politique, mais elle pense n’être pas assez intelligente pour cela, ou simplement, et ce serait merveilleux, un métier de l’humanitaire, pour aider au quotidien ceux qui en ont réellement besoin. Ou peut-être autre chose, la jeune fille a tendance à vivre dans le présent, et à ne pas trop regarder le futur. On avisera le moment venu. Tag für Tag, day by day, et que chaque jour soit un moment unique, une aventure. L’aventure, c’est une autre grande passion pour la jeune fille. Elle ne supporte pas le calme, la normalité, l’habitude. Pourquoi, je vous le demande, la vie vaudrait-elle d’être vécue si elle était toujours la même ? Dans ces cas-là, il suffirait de ne vivre qu’un seul jour. Pour elle, chaque jour doit être différent du précédent. Ce qui porte la jeune fille à faire parfois n’importe quoi, tout pour rompre l’ennui, et qu’importent les interdits ? Ca n’est après tout qu’une règle établie par des êtres humains, et il a été prouvé bien des fois à quel point l’être humain peut se tromper. Bref, emportée par un dynamisme infernal, Elvire a tendance à n’écouter personne d’autre qu’elle-même. Car dynamique, pour l’être, la petit ne l’est pas qu’un peu, toujours en mouvement, toujours active, et encore pour la même raison : vivre la vie pleinement, ne rien rater qui pourrait valoir le coup. Impatiente, donc, à tendance hyperactive, impulsive aussi, Elvire est une véritable boule de nerf, ce qui souvent la fait souffrir elle-même. Le conflit, en effet, entre son amour des autres, sa volonté de paix, de pardon, à laquelle s’ajoute sa profonde foi catholique, contraste avec son impulsivité, sa tendance colérique, et provoque en elle un combat entre pardon et colère, entre sa volonté et sa nature, le combat, dirait Freud, entre moi et surmoi, un duel de titan. Souvent, c’est sa nature qui l’emporte, et elle s’énerve, critique ce qu’elle voudrait pardonner, houspille ceux qu’elle aimerait aider. Mais, progressivement, elle progresse, parvient à pardonner, parvient, en se rongeant parfois les lèvres jusqu’au sang pour s’empêcher d’ouvrir sa grande gueule, à se taire, et à ne faire que de calmes observations, parce que se taire serait tout de même impossible. Nous verrons bien si Elvire réussira à devenir une gentille moniale. En tous les cas, son dynamisme, l’adolescente l’épuise, tant que possible, à faire du sport : du footing parfois et surtout, depuis qu’elle a découvert ce sport, du Quidditch, des heures par semaine, jusqu’à maîtriser le balai, la technique. Vous comprenez qu’avec une vie tellement remplie, elle n’ait pas le temps de faire ses devoirs !


Dernière édition par Elvire Jackson le Mar 1 Juil - 3:15, édité 1 fois
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Elvire Jackson


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MessageSujet: Re: Elvire Jackson | The life in color   Mar 1 Juil - 3:14

Autre activité, qui, celle-ci, a tendance à la calmer, Elvire joue de la musique : du piano, pas avec une grande aisance encore, mais elle progresse, même si elle est très embêtée de n’avoir pas d’instrument à Poudlard. Oh, elle trouvera, à la fin, ne vous en faites pas. A vrai dire, Elvire finit toujours par avoir ce qu’elle désire, et si toutefois elle n’y arrive pas, eh bien, elle ne lâche pas le morceau pour autant. Tête de mule, il est très difficile de la raisonner quand elle a décidé d’avoir raison, ou encore d’obtenir une chose quelconque. C’est ce qui la rend, d’ailleurs, si inégalement appréciée, en particulier chez les personnes timides : soit ils l’aiment beaucoup parce qu’elle sait, coûte que coûte, s’intéresser à eux, même s’ils ne pipent pas un mot, soit ils la détestent, parce qu’elle persiste à leur faire la conversation quand eux n’aspirent qu’à la solitude. Bref, ce qu’elle fait, et ce pour quoi elle se passionne, la petite Elvire le mène jusqu’au bout, avec entrain, emphase, folie parfois.
Et puis, bien-sûr, il y a les garçons. Si ses relations avec ces derniers ont toujours été très faciles et cordiales, elle prennent depuis quelques temps un tour nouveau. C’est que la demoiselle a pris une fâcheuse habitude : elle tombe amoureuse de tous les garçons qui croisent son chemin. Si bien que son emploi du temps de gentille petite fille s’est agrémenté d’une nouvelle case, qui correspond à la planification des horaires de passage des différents BG qu’elle convoite. Ceux-ci s’étonnent d’ailleurs parfois de la trouver constamment sur leur chemin en train de baver à les regarder comme si de rien n’était. Amoureuse invétérée, donc, la demoiselle se passionne pour la gent masculine, auprès de laquelle elle n’est pas sans avoir un certain succès, malgré son hystérie certaine dès qu’elle croise un beau gosse.


Baguette : Bois de Flamboyant, œil de tapir ailé, 41.4 cm, efficace pour la métamorphose et la magie médicinale.
Maison désirée : Serdaigle



III/ Histoire

“In the town where I was born
Lived a man who sailed to sea
And he told us of his life
In the land of submarines

So we sailed into the sun
Till we found the sea of green
And we lived beneath the waves
In our yellow submarine” 2

Elvire est née à Londres, jolie ville, un peu sombre, et un peu pluvieuse, mais c’est là qu’elle devait passer une partie de son enfance. Le début de sa vie fut, si j’ose dire, bambin… Pleurer, réclamer à manger, s’époumonner pour réveiller les parents quand on s’est un peu sali, réclamer à bouffe,r dormir un peu, puis se réveiller, et hurler à nouveau. On ne pense jamais assez à la difficulté d’une vie de bébé, et si on laissait encore intervenir Freud, il vous dirait que c’est pour ça que la plupart des gens sont un peu bizarre et traumatisés dans leur tête. Donc, une vie de bébé. Ses parents, qui ne supportaient pas bien d’être privés de travail, la mirent rapidement en nourrice, et retournèrent à leurs activités. Jane et Matthew Jackson, qu’on se le dise, étaient tous deux médecins à l’hôpital de Londres, êtres passionnés, qui à vrai dire ne vivaient pour rien d’autre que pour leur travail. Elvire, au départ troublée, voire irritée de se voir ainsi supplantée dans le cœur de ses parents, qui l’aimaient tout en la délaissant, se demande encore souvent ce qu’il leur avait pris de faire un enfant… C’est vrai, ça n’arrive pas vraiment pas hasard, ce genre de choses. Bref, elle grandit gentiment, tout de même, et puis, elle ne leur en voulait pas. Elle était, à cette époque, trop jeune pour se rendre vraiment compte des choses, et plus tar,d elle apprendrait à leur pardonner : comment voulez-vous vivre une vie normale, enfant, famille, maison, quand vous êtes à ce point passionnée par la vie, quand vous pouvez sentir la vie qui renaît entre vos doigts, et des yeux déjà engourdis par la mort s’ouvrir à nouveau ? Ils aimaient les gens, tous, ils aimaient trop l’humanité pour fixer leur amour sur une seule personne. Eux-même, ils en avaient oublié de s’aimer.
Mais ces esprits aventureux, bientôt, virent une lueur de nouveauté éclairer leur vie qui peu à peu s’enterraient dans la routine. Une perspective de changement, un projet de coopération avec la France, oh, pas une perspective immense, peut-être, pour eux qui rêvaient de secourir ceux qui en avaient le plus besoin, mais un projet qui leur permettrait plus tard d’être nommés de par le monde. Enfin, une partie du monde, bien-sûr, car en cette année, 1963, plus que jamais, le monde était divisé. Citoyens du monde, c’est donc en s’affairant à leur déménagement qu’ils observaient d’un air ébahi le discours de Kennedy, et tous les autres événements qui bouleversaient le monde. D’ailleurs, à peine arrivés en France, et voulant à tout prix être au cœur des événements, ils entamèrent des procédures pour être nommés en Allemagne. Mais nous n’en sommes pas là. Pour l’instant, c’est la France qui s’offre donc à la toute jeune Elvire, qui fit là sa première année d’école. A cette époque assez renfermée, d’autant plus qu’elle ne parlait au départ pas un mot de français, elle était gênée d’être observée comme « l’étrangère ». Elle se fit malgré tout quelques amis, car un enfant de cet âge y parvient toujours. Amitiés qui ne durèrent pas. Au bout d’un an et demie passé en France, en janvier 1965, les parents d’Elvire obtinrent leur mutation pour un projet d’une durée d’un an à Berlin-Ouest. La jeune fille se souviendra toujours de l’étrange air, mélange de ravissement et d’une certaine inquiétude, gravité qu’imposaient les événements de cette période. Mais ils voulaient se montrer solidaires des berlinois, profondément marqués par le « Ich bin ein Berliner » de Kennedy.


“Le temps nous égare
Le temps nous étreint
Le temps nous est gare
Le temps nous est train” 3

Pour une année, donc, la toute jeune Elvire devint une Berlinoise. Et, tandis que Jane et Matthew, un peu déçus, découvraient la fonction d’ « épate » de la ville, la folie de ce capitalisme démonstratif, Elvire, elle, découvrit l’amitié. Elle venait d’avoir six ans quand, peu après son arrivée dans une petite école berlinoise, elle fit la connaissance de Frederik, un petit allemand plutôt timide, très intelligent, en tous les cas adorable, et qui aujourd’hui encore est son meilleur ami. C’étaient de longues discussions sur des sujets plus ou moins importants, des journées entières à regarder ce vilain Mur qui avait séparé Frederik de son oncle, qui habitait quelques rues plus loin, et qu’il ne connaissait que des quelques visites que lui rendaient ses parents. Lui, bien-sûr, ne pouvait venir. C’étaient aussi de longs jeux, des courses éperdues à travers les rues de la ville. Ce fut aussi le temps des premières émissions de télévision, à s’en abîmer les yeux, fascinés qu’ils étaient devant ce tout neuf appareil que s’était procuré le père de Frederik, jusqu’ici rétif, tout comme les parents d’Elvire, à cet appareillage de la modernité. La vie d’Elvire à Berlin a sans doute été l’un des moments les plus forts de son existence, et depuis lors, Frederik et elle s’échangent un minimum d’une lettre par semaine, enfin, dans la mesure du possible, car les lettres venues du bout du monde ne s’acheminent pas toujours suffisamment vite. Il y a donc de l’inertie, et ils l’un et l’autre ne reçoivent la réponse à leurs interrogations qu’après trois ou quatre lettres, mais cela leur importe peu, et les amuse plutôt. D’ailleurs, depuis quelques temps, cela s’est amélioré, puisque les lettres sont acheminées par hibou, moyen de transport nettement plus rapide. Et cependant, il fallut partir. La mission à Berlin des Jackson ne durait qu’un an, et à vrai dire, un peu déçus par la vile, ils ne tenaient pas à rester plus longtemps. Le projet suivant devait les mener au Japon. Ce fut donc après quelques crises, et surtout de déchirants adieux que les deux enfants se quittèrent, non sans se promettre de s’écrire, et de se revoir souvent.

“After nine days I let the horse run free
'Cause the desert had turned to sea
There were plants and birds and rocks and things
there was sand and hills and rings
The ocean is a desert with it's life underground
And a perfect disguise above
Under the cities lies a heart made of ground
But the humans will give no love

You see I've been through the desert on a horse with no name
It felt good to be out of the rain
In the desert you can remember your name
'Cause there ain't no one for to give you no pain” 4


Nous sommes au Japon, donc, années 60. Des villes déjà énormes, une culture très américanisée. Finalement, ça n’est pas si différent de l’Allemagne. Là encore, Matthew et Jane sont déçus, car si les gens sont, bien-sûr, différents, il plane encore le souvenir de deux bombes, une vingtaine d’années plus tôt. Et surtout, c’est là que tous deux commencent à s’apercevoir que le travail est devenu la chose la plus importante pour l’un comme pour l’autre, et qu’ils en ont oublié qu’un jour, ils s’étaient aimés. C’est vers ce moment que les disputes ont commencé, se sont multipliées, et sont devenues de plus en plus violentes. Finalement, ce devait être au mois de novembre, son père partit, et ce fut à Elvire de consoler sa mère en pleurs, sa mère qui ne comprenait pas, sa pauvre mère abattue. C’est que Matthew avait une maîtresse, et au cours d’une dispute un peu plus forte que les autres, il l’avait annoncé tout de go à sa femme, et était partie rejoindre, nous citons les propos de la mère d’Elvire, « sa pétasse ». Cela fit bien sûr un choc à cette pauvre femme, qui sans plus l’aimer réellement, se croyait unie avec son mari d’une affection indéfectible, que même leurs disputes du moment n’auraient pu défaire. Un choc profond, donc, et ce fut à la jeune Elvire, âgée de sept ans, d’essuyer les larmes de sa mère, sans trop comprendre la situation toutefois. Ne supportant plus ce pays, elle rentrèrent toutes deux en Grande-Bretagne, où, le temps que toutes deux se remettent, elle vécurent chez la grand-mère d’Elvire. Puis on s’organisa. Ce fut peut-être cela le plus difficile pour la petite Elvire, de voir ses parents se déchirer encore une fois, mais maintenant pour l’obtenir elle, pour la garde. Ils finirent par s’organiser : un an chez l’un, un an chez l’autre. Belle vie, sympa pour avoir des amis, tout ça… Enfin, dans ce genre de situations, elle n’avait pas le choix… Comme ses parents vivaient à l’autre bout du monde, le mode 1 semaine – 1 semaine ou semaine – week-end n’était pas gérable, et aucun des deux ne voulait céder la garde totale à l’autre. Elle commença donc par une année chez son père, car sa mère devait avant tout trouver un nouvel emploi, s’installer à nouveau. Elvire, donc, retourna au mois de septembre 1967 au Japon, où son père s’était installé avec sa nouvelle épouse _ car ils s’étaient mariés, maintenant. Une femme charmante, au demeurant, mais Elvire, qui savait dans quel état était sa mère à l’autre bout du monde, à moitié dépressive, brisée, n’arrivait pas à lui pardonner, même si ça n’était en quelque sorte pas réellement de sa faute. Mais pour une gamine de huit ans, ce genre de nuances n’ont pas grande valeur. La situation était très difficile, très compliquée, et seules les lettres hebdomadaires, voire parfois presque quotidiennes à Frederik lui permirent de tenir. Par ailleurs, c’est vers cette époque, pour échapper sans doute à l’affreuse pression qui régnait chez elle, que la timide Elvire commença à se « lâcher ». Elle parlait plus, allait vers les autres, et s’apercevait de plus en plus que c’étaient eux qui l’aideraient à surpasser tout ça. Elle se fit donc pas mal d’amis, d’amies aussi, elle jouait beaucoup, et la grande connaissance qu’elle avait du monde, et de tant de choses, lui donnaient une certaine maturité qu’appréciaient et admiraient ses camarades, qui étaient pour la plupart des enfants gâtés de bonne famille. Elle, elle se la jouait dure. C’est aussi à cette période qu’elle fit sa première teinture, rien de méchant au départ, quelques mèches d’un noir bleuté sur sa chevelure d’ébène. Son père, qui ne pouvait rien lui refuser, surtout compte tenu de la situation, accepta après quelques protestations de principe.


Dernière édition par Elvire Jackson le Jeu 3 Juil - 13:43, édité 1 fois
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Lily Evans


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MessageSujet: Re: Elvire Jackson | The life in color   Mar 1 Juil - 9:38

Waouuu D'accord ! Bonne continuation ! Tu es un très bon Rpgiste Sad

Bienvenue !!

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Wina


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MessageSujet: Re: Elvire Jackson | The life in color   Mar 1 Juil - 10:43

Bienvenue
bonne chance pour la suite

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Elvire Jackson


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MessageSujet: Re: Elvire Jackson | The life in color   Mar 1 Juil - 23:18

[Suite de l'histoire]

“Je sais les cieux crevant en éclairs, et les trombes
Et les ressacs et les courants : je sais le soir,
L'Aube exaltée ainsi qu'un peuple de colombes,
Et j'ai vu quelquefois ce que l'homme a cru voir !

J'ai vu le soleil bas, taché d'horreurs mystiques,
Illuminant de longs figements violets,
Pareils à des acteurs de drames très antiques
Les flots roulant au loin leurs frissons de volets !” 5

Puis Elvire revint à sa mère. Mère à peu près remise de ses émotions, mais vidée de pas mal d’illusions, et, plus que jamais encore, pleinement dédiée à son travail. Elvire, qui avait toujours un peu reproché à ses parents de s’occuper plus de leurs malades que de leur fille comprit à cette époque la motivation de ses géniteurs, et comprit leur bonté profonde, à tous deux, et, surtout, à sa mère. Sa mère, cette année-là, avait en effet un projet au Nige,r où elle emmena bien-sûr son enfant. Ce voyage devait bouleverser Elvire. Le Niger, à cette époque déjà, était un pays pauvre, bouleversé par la faim, tiraillée par la maladie, et la plupart des pays occidentaux s’en fichaient complètement. C’est d’ailleurs toujours le cas, mais un peu moins, tout de même. Il y avait souvent des alertes, des coups de feu on ne savait où, ni pourquoi, des risques de coups d’état. Elle, petite fille d’à peine dix ans, elle restait dans l’hôpital quand sa mère, parfois, devait risquer d’aller dans la rue pour aller chercher les blessés. Quand elle revenait, elle l’aidait comme elle pouvait, et regardait ces gens qui, si souvent, mouraient de leur blessure. Elle essayait de leur parler, qui sait, cela pourrait les guérir, ou au moins leur faire du bien. C’est là qu’Elvire se rendit vraiment compte, si cela est possible pour un quelconque être humain, de ce que c’était que la mort, et aussi l’horreur de la guerre. Un jour, elle vit un enfant de son âge, un garçon souriant, tout en uniforme, que la vie était en train de quitter, et de ce jour elle comprit combien la guerre était horrible, combien toute forme de combat était néfaste pour l’humanité, et décida de tout faire pour l’empêcher, pour rendre au monde une paix bienvenue. Mais tout cela n’étaient guère des activités correctes pour une jeune fille de dix ans, et elle se plut à jouer, à courir simplement avec les gamins des villages, qui riaient de sa peau blanche, alors qu’elle s’étonnait de la pâleur de la leur. Elle partageait avec eux ses bonbons, elle les invitait dans la petite demeure qu’elle partageait avec sa mère. La petite était heureuse. Puis un jour survint un événement qui devait bouleverser sa vie. Elle s’amusait avec ses amis, lorsque l’une des enfants avec lesquelles elle était le plus proche, une jeune fille du même âge qu’elle, qui s’appelait Soureya, s’écorcha le genou sur une grosse pierre. Ca n’était rien, mais Elvire, que la vue de tous ces blessés à mort avait beaucoup angoissé, fut très effrayée pour son amie. Elle se précipita sur son amie, et soudain, la plaie se referma doucement. Les deux enfants se regardèrent, étonnées. Elles devinrent plus proches encore, et une bonne partie des autres gamins, effrayés de cette sorcière blanche, l’évitèrent dorénavant, ainsi que leurs parents, que l’histoire intriguait. Elvire, elle, ne savait pas trop comment prendre cet événement. Elle pensait avoir rêvé, mais en même temps, la plaie avait été là, Soureya pouvait le lui confirmer, et celle-ci la désignait désormais en riant comme sa protectrice. Elvire ‘en toucha mot à sa mère, qui avait d’autres soucis, mais écrivit une lettre à son cher Frederik, que l’histoire fascina, et qui, chose qui fit chaud au cœur à la jeune fille, ne mit pas un instant en doute la vérité des faits, alors qu’elle-même ne pouvait s’empêcher de douter. Ces hésitations ne furent plus permises le jour où sa mère et elle, débordées, s’occupaient de soigner plusieurs blessés arrivés en même temps dans l’hôpital surpeuplé, tâchaient de les soigner et que, alors qu’elle arrivait à la dernière boîte de pansements, il lui en apparut trois autres dans les mains. Dieu merci, car, étrangement, elle n’avait pas trop envie d’en parler à sa mère, cette dernière avait à ce moment le dos tourné, et était de toute façon trop occupée pour se préoccuper de ce genre de choses. La suite fut terrifiante, car ce don qu’elle avait, Elvire ne le comprenait pas, elle ne savait pas pourquoi certaines choses étranges se passaient, parfois, sans qu’elle fasse rien. Et elle essayait, parfois, de fermer une plaie par la pensée, de faire apparaître quelque chose : impossible. Elle avait parfois des instants de panique, cette gamine de dix ans, et qui devait porter seule un secret si effrayant. Enfin, non, pas seule. Il y avait Soreya, et il y avait Frederik, deux soutiens précieux, mais que pouvaient-ils faire ? Ils ne pouvaient pas empêcher qu’elle était une personne étrange, qu’elle ne se comprenait pas elle-même. Elvire, constamment, avait peur. Il fallut toute la patience de Soreya, toute la bonté de Frederik qui, faisant sans se connaître une équipe parfaite, parvinrent à la convaincre que son pouvoir étrange était plus un don qu’une malédiction, puisque après tout, il ne venait que quand elle en avait besoin, donc elle ne risquait pas de faire n’importe quoi sans le savoir, et qu’il lui permettait d’aider les gens.

“All that is gold does not glitter,
Not all those who wander are lost;
The old that is strong does not wither,
Deep roots are not reached by the frost.
From the ashes a fire shall be woken,
A light from the shadows shall spring;
Renewed shall be blade that was broken,
The crownless again shall be king.” 6

C’est sur cette interface qu’Elvire, qui commençait à se lasser d’être trimballée d’un bout à l’autre de la terre, retourna chez son père, au Japon, toujours. Là, la situation, qui l’année précédente était tendue, devint carrément insoutenable. Non seulement Elvire n’aimait pas sa belle-mère, mais celle-ci ne la supportait pas non plus, ce qui créait des disputes dans le couple, qui d’ailleurs n’allait déjà pas très bien. Comme si elle n’avait que cela à faire que d’être mêlée ainsi à leurs histoires de couple ! Déjà, avec ses problèmes de magie. En vérité, si le divorce eut lieu finalement, Elvire a toujours considéré que c’était un peu de sa faute. c’est qu’au mois de mars, après six mois de disputes à trois quasi-quotidiennes, car Elvire n’hésitait pas à houspiller sa belle-mère, et son père, protecteur tout de même, avait tendance à se placer du côté de sa fille, après tout ce temps, donc, au mois de mars, le jours de l’anniversaire de la jeune fille, parut à la porte de l’appartement un vieil homme, anglais, et très bizarrement vêtu. Il leur demanda s’ils étaient bien les parents d’Elvire, ce qui faillit bien créer une nouvelle dispute, car l’épouse de Matthew tenait à être présentée comme la seconde mère d’Elvire. On passa outre, et le vieil homme, qui avait un air à la fois doux et posé, leur exposa tout de go que leur fille était une sorcière, et qu’elle était donc, depuis sa plus petite enfance, inscrite dans une école de sorcellerie, un lieu qu’il nomma Poudlar,d et dans lequel elle devait obligatoirement passer sa scolarité, pour exploiter et contrôler les dons qui étaient en elle. Elvire, plus soulagée qu’étonnée, se taisait, attendant de précisions sur ce lieu où elle pourrait aller, tandis que son père la fixait avec stupéfaction. Quand le visiteur lui demanda si elle voyait ce qu’il voulait dire en parlant de sa magie, elle hocha la tête, et expliqua brièvement les deux événements qui avaient eu lieu au Niger. Son père était fasciné, et, lui qui avait toujours été aventureux et avide de découvertes, aussi stupéfait qu’heureux d’apprendre que sa fille avait un tel don. Néanmoins, en bon scientifique, il dit que cette histoire était tout de même dure à avaler, et demanda au bonhomme s’il pouvait lui donner une preuve de l’existence de la magie. Celui-ci, après avoir gravement approuvé, sortit de sa poche un grand morceau de bois, qu’il agita en prononçant des paroles étranges. Elvire crut d’abord qu’il était fou, puis du bout de sa baguette, qu’il avait tendue vers la table, jaillit une très petite sculpture en cristal en forme de chouette. Il fit un nouveau mouvement, et l’oiseau se mit en mouvement, étendit ses ailes et s’envola, tourna quelques instants en silence sous les yeux ébahis de la famille, avant de venir se poser sur le doigt du vieil homme que celui-ci avait tendu. Un autre mouvement de baguette, et la sculpture disparut. La preuve parut suffisante pour le père d’Elvire, fasciné par cette beauté. mais son épouse, qui était jusque là restée un peu à l’écart, ébahie et gênée, se leva soudain d’un bond, sortit de la pièce, puis revint moins d’une minute plus tard pour quitter définitivement l’appartement, en claquant la porte. Avait-elle eu peur, ou quoi que ce soit d’autre, chacun l’ignore, mais on ne la revit plus jamais. Mais pour l’instant, Matthew pensait que ce n’était qu’un coup de tête, et s’intéressait surtout à la nouvelle qui venait de lui être annoncée. Il commença de poser des tonnes de questions au vieux sorcier sur la magie et son fonctionnement. Le vieil homme lui dit en souriant que c’était assez complexe, et que c’était à Elvire d’apprendre tout cela. Ce disant, il lui tendit non sans un certain air solennel une feuille de papier, sur laquelle était inscrite une liste de fournitures.

- Si tu veux, tu peux me rejoindre à Londres en août, je t‘emmènerai faire tes achats au Chemin de Traverse. Ca sera sans doute plus pratique, je ne sais pas si vous arriverez à vous repérer là-bas… C’est très sorcier, comme lieu.

Le problème était que, si Elvire allait à Londres, elle n’aurait pas vu sa mère pendant plus de deux ans, et qu’elle avait l’intention d’aller au Niger pour les vacances. Le vieil homme sourit à ces mots, et prit la parole d’un ton enjoué :

- Mais enfin, ça ne pose aucun problème ! Au contraire ! Il y a au Niger un excellent sorcier, qui vend toutes sortes d’articles magiques, et qui compte parmi mes amis… je vais te recommander à lui… Tu verras, ses baguettes sont très amusantes et particulières, et surtout, comme il est lui-même guérisseur, elles sont toutes excellentes en matière de magie médicale, propriété que ne possèdent que très peu de celles d’Ollivander ! Bon, dans ce cas, je te retrouverai à la gare de Londres, le jour de la rentrée, le moyen de transport pour aller à Poudlard est un peu spécial, et je dois de toue façon moi-même me rendre dans le coin ce jour-là.

Elvire ne saisit pas tout ce qu’il avait dit, mais prit néanmoins l’adresse dudit sorcier, et approuva à la proposition du Monsieur. Puis le vieil homme partit, et Matthew tout excité, qui en oubliait même le problème avec son épouse, commença de planifier son voyage, et aussi de faire des recherches, essayant en vain de trouver des renseignements sur la magie. Il fit finalement jurer à sa fille qu’elle lui apprendrait tout ce qu’elle savait. Il avait vu sur sa liste qu’elle aurait des cours de potion, et ce fait l’intéressait particulièrement, car il devait y avoir des potions médicinales, et si elle pouvait lui en donner un petit peu, il pourrait peut-être faire des miracles pour certains de ses malades. Bref, le père d’Elvire était très emballé, et il lui promit qu’il serait là lorsqu’elle partirait, à Londres, et ce malgré la présence de sa mère. Il ne l’avait jamais revue depuis le divorce, mais pour une telle occasion, ils pourraient bien se supporter.


Dernière édition par Elvire Jackson le Ven 4 Juil - 0:23, édité 1 fois
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Elvire Jackson


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MessageSujet: Re: Elvire Jackson | The life in color   Ven 4 Juil - 0:01

“There’s nothing you can make that can’t me made
No one you can save that can’t be saved
Nothing you can do but you can learn how to be in time
It’s easy
All you need is love, all you need is love
All you need is love, love, love is all you need.” 5

La première action d'Elvire à cette nouvelle fantastique fut d'écrire une lettre à Frederik. Comme ils s'étaient tourmenté sur ce mystère qui devenait problème, et comme il l'avait aidée ! Elle aurait aimé écrire aussi à Soreya, mais elle devait partir pour le Niger assez peu de temps plus tard, et la lettre serait sans doute arrivée après elle. Elle raconta donc tout à son cher Frederik, qui la félicita et manifesta un peu de jalousie; Pour rire, mais elle se doutait bien qu'il lui enviait un peu ce monde féérique, lui toujours si rêveur. Bah, elle lui ferait découvrir le monde magique, une fois qu'elle le connaîtrait. Leur amitié quasi-fusionnelle, malgré la distance, l'empêchait d'imaginer qu'elle puisse vivre une chose que Frederik ne puisse partager. Bref, elle se rendit au Niger, et vit sa mère. La chose était un peu difficile à annoncer, d'autant plus qu'elle trouva en arrivant une mère encore plus exténuée qu'à l'habitude. Les choses devenaient toujours plus dures pour elle, toujours plus de blessés, et elle ne s'épargnait en rien. Elvire l'aidait à longueur de journées à l'hôpital, et elle ne savait comment annoncer la nouvelle. Ce n'est que quinze jours avant la date prévue de son départ qu'elle trouva le courage. Elle rassembla les quelques feuilles que lui avait données le vieux sorcier qui était venu _ elle s'apercevait maintenant qu'elle ne connaissait même pas son nom _ et, prenant toutes ses forces à demain, elle aborda doucement sa mère un après-midi, après une journée un peu plus calme que les autres.

- Bon, écoute maman. Il... Il y a quelque chose que je dois te dire... Est-ce que tu me fais confiance ?
- Mais enfin, bien-sûr, ma chérie!
- Bon, ça n'est pas très facile à croire, le pire, c'est que je n'ai quasiment pas de preuves. Quand j'étais avec mon père, il y a un homme qui est venu nous voir. Il.. Il m'a dit beaucoup de choses, et notamment que j'étais admise dans une école de Grande-Bretagne assez... Comment dire ? Spéciale.
- Oh, ma chérie... Tu en as marre de tous ces voyages, c'est ça ? Mais il fallait nous prévenir! Je l'avais pourtant dit à ton père, au moment du div...
- Il ne s'agit pas de ça. Je n'ai pas voulu m'inscrire dans cette école, ils m'y ont mis. Maman, je suis une sorcière.


Voyant l'air ébahi de sa mère, qui pensait assurément que sa fille avait dû tomber sur la tête, elle parla plus vite, sans prendre le temps de respirer.

- Maman, je sais, c'est de la folie, je me le suis dit, moi aussi, mais il m'est arrivé de faire des choses bizarres, sans m'en rendre compte, de soigner une blessure, ou qu'un objet dont j'avais besoin apparaisse soudainement dans ma main. Ca existe, maman, c'ets possible. Le monsieur nous l'a montré, aussi, et il a donné ça.

Elle lui tendit la lettre que lui avait donnée le vieux sorcier, et qui résumait pour les « moldus », comme ils le disaient eux-même, le gros des faits. Sa mère ne dit pas un mot, et après lecture, elle regarda sa fille, l'air partagé.

- Ecoute, Elvire. Je veux avoir confiance en toi, et tout cela est merveilleux, mais enfin, ça n'est pas possible! Je ne peux pas y croire, tu le sais bien.

Il y avait quelque chose d'une fatalité dans la façon dont Jane disait cela. Elvire, à vrai dire, s'en était douté. Elle sut alors comment faire.

- Ecoute, j'ai un preuve. Suis-moi, et je te montrerai un sorcier.

Elle mena donc sa mère dans les rues de Niamey, jusqu'à l'adresse que lui avait indiquée le vieil homme. C'était une vieille maison, un peu à l'écart des autres. Elvire s'arrêta un instant devant le seuil puis, après un regard angoissé vers sa mère qui l'avait suivie sans dire un mot, elle sortit un petit coutelas, et se fit dans la peau du doigt une éraflure, oh, pas bien grave, mais qui tout de même saignait un peu. Pas trop, car Elvire détestait le sang, et aurait manqué de s'évanouir si elle avait été parfaitement consciente de ses actes. Puis, sans écouter les réprimandes naturelles à la ère inquiète, elle prit sa maman par le bras, cette petite gamine de onze ans, et pénétra dans la boutique. Alors, fixant l'homme qui se toruvait là, assis au sol, et qui semblait l'attendre, elle murmura :

- Excusez-moi, monsieur. Pourriez-vous guérir cette plaie ?

Il la regarda un instant, puis lui jeta un regard simple, mais qui alla droit dans le coeur de la jeune fille, et il lui sembla qu'il avait lu au plus profond d'elle-même. Puis il fit un sourire à peine perceptible et , sortant sa baguette, il murmura un mot, et la plaie doucement se referma. Sa mère, derrière elle, avait les yeuxfixés sur la plaie. Puis elle se redressa, l'air épuisé.

- Bon, je suis probablement folle, mais monsieur est sorcier. D'accord. Toi aussi, et tu vas aller étudier dans un lycée qui n'accueille que des malades dans ce genre. D'accord. Tu as d'autres nouvelles de ce genre à m'apprendre, ou on peut rentrer à la maison ?

Elvire sourit. Sa mère était quelqu'un de formidable, et elle eut envie de lui sauter au cou. Mais le regard du sorcier, toujours fixé sur elle, la retint, et elle sourit au bonhomme, puis à sa mère, d'un air enjoué :

- Eh bien, il va encore falloir que nous fassions quelques emplettes, dit-elle, en tendant au sorcier sa fiche de fournitures.

La suite se passa bien. Les fournitures étaient là, Elvire trouva une baguette qui voulait bien d'elle, et sa mère réussit à se libérer une semaine durant pour l'accompagner à Londres. C'est donc ainsi qu'elles retrouvèrent son père. Cette semaine, la première depuis près de quatre ans qu'elle passa avec se sdeux parents fut formidable. Ils ne se disputèrent pas une seule fois, et ils s'échangèrent même quelques sourires qui suffirent à Elvire pour se convaincre qu'ils allaient revenir ensemble. Ce ne fut pas le cas, et retournèrent chacun à leur nouvelle vie respective, tandis qu'Elvire découvrait le monde qui allait être le sien. Elle découvrit Poudlard, la sorcellerie, les coutumes, s'étonna des objets étranges, admira les créatures magiques, se fascina pour ses nouvelles capacités, et s'indigna aussi contre les manies de certains sorciers imbus d'eux-même et de leur sang. Elle se fit des amis, les années passèrent. L'été dernier, Elvire a même eu un petit copain, pour la première fois, un australien, car maintenant, c'est en Australie que son père travaille, un bel australien, qui a d'ailleurs de sorigines italiennes puisqu'il répond au joli nom de Raphaël. Cet été, comme une pierre précieuse dans son coeur, et son joli blondinet du bout du monde, tout cela lui semble à la fois un souvenir lointain, et en même temps ce temps reste le plus beau de sa vie. Mais un temps passé. La page est tournée, et Elvire sait bien que c'en est ait de ne pas répondre, qu'il va falloir assumer un fait : la réalité et la proximité de beaux garçons comme Sirius Black, James Potter, même si lui, c'est un peu chasse gardée, ou encore Florian Koliria, bref, tous ceux-là lui semblent plus réels, plus proche,s en un mot plus attirants que le doux blondinets qui ne subsiste que dans ses rêves. Bientôt, il va falloir expédier la lettre qui depuis quelques mois déjà est nichée au creux de son coeur, et rendre effective la liberté qu'elle ne fait jusqu'ici que simuler. Car elle ne peut s'imaginer de sortir avec un autre garçon sans avoir officiellement cassé avec Raphaël. Il va falloir, donc, oublier le bel australien, ce qui sera vite compensé avec les quelques spécimens intéressants qu'on trouve à Poudlard. Dure vie, assurément.


IV/ Hors-jeu

Comment avez-vous connu le forum ? Ca n'est pas mon premier compte...
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V/ Disclaimer

1. „Ode an die Freude“ (Hymne à la joie) écrit par Friedrich Schiller, modifié et mis en musique par Ludwig van Beethoven. Traduction : « Joie ! Belle étincelle des dieux / Fille de l'Élysée, / Nous entrons l'âme enivrée / Dans ton temple glorieux. / Tes charmes relient / Ce que la mode en vain détruit ; / Tous les hommes deviennent frères. ». Paroles et traduction issues de Wikipédia
2. extrait de « Yellow submarines », écrit et composé par John Lennon et Paul McCartney. Traduction : « Dans la ville où je suis né, / Vivait un homme qui naviguait sur les mers / Et il nous conta sa vie, / Au pays des sous-marins / Alors nous levâmes l'ancre pour le soleil, / Jusqu'à arriver à la mer verte, / Et nous vécûmes sous les vagues / Dans notre sous-marin jaune. ». Paroles tirées de ici et traduction de
3. extrait de Paroles, de Jacques Prévert, pris sur Evene
4. extrait de “A Horse with no Name”, d’America. Traduction : « Après neuf jours j'ai laissé le cheval s'enfuir / Parce que le désert était devenu une mer / Il y avait des plantes et des oiseaux et des rochers et des choses / Il y avait du sable et des collines et des anneaux / L'océan est un désert avec de la vie en-dessous / Et un déguisement parfait dessus / Sous les villes repose un cœur fait de sol / Mais les humains ne l'aimeront pas / Tu vois j'ai traversé le désert sur un cheval sans nom / Ca faisait du bien de sortir de la pluie / Dans le désert tu peux te souvenir de ton nom / Parce qu'il n'y a personne pour te faire souffrir. ». Paroles de et traduction de ici
5. extrait du « Bateau ivre », d’Arthur Rimbaud, texte issu de ce site
6. extrait du Seigneur des Anneaux, de J.R.R. Tolkien, texte issu de ici. Traduction : “Tout ce qui est or ne brille pas / Tous ceux qui errent ne sont pas perdus / Le vieux qui est fort ne dépérit pas / Les racines profondes ne sont pas atteintes par le gel / Des cendres, un feu s’éveillera / Des ombre,s une lumières jaillira / Renouvelée sera la lame qui fut brisée / Le sans-couronne de nouveau sera roi.”. Traduction par F. Ledoux.
7. extrait de « All you Need is Love », de The Beatles, et puis d’abord, vous avez pas besoin de traduction !



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MessageSujet: Re: Elvire Jackson | The life in color   Ven 4 Juil - 0:07

Ta fiche est terminée ou as tu encore des choses à ajouter ? ^ ^

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Elvire Jackson


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MessageSujet: Re: Elvire Jackson | The life in color   Ven 4 Juil - 0:22

Non ! C'est fini ! J'ai cru ne jamais y arriver! Désolée du retard! Et c'est là que je dois tout refaire! :u_u''': ^^
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MessageSujet: Re: Elvire Jackson | The life in color   Ven 4 Juil - 0:32

Fiche validée

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MessageSujet: Re: Elvire Jackson | The life in color   Ven 4 Juil - 0:38

Tu es une fille très sociale qui t'amènerait bien dans la maison d'Helga Poufsoufle. Mais tu es aussi très intelligente et on pourrait aussi de voir chez les Serdaigles. Ton choix c'est porter sur les bleu et argent ? Et tu sur et certaines de ton choix ? Bien tu iras donc chez les....

Serdaigles !
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Elvire Jackson


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MessageSujet: Re: Elvire Jackson | The life in color   Ven 4 Juil - 0:41

Merci ! Merci, merci, Monsieur Du Choixpeau ! *_*
Par contre, je suis vraiment débile, je me rends compte que j'ai complétement oublié de parler de sa maladie des yeux dans l'histoire... Zut, alors... Bon, tant pis, j'édite pas (feignasse!), j'en parlerai en rp ! Si ça ne vous fait rien... ange
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MessageSujet: Re: Elvire Jackson | The life in color   Ven 4 Juil - 0:47

Tu devrais éditer, avec la courte fiche que tu as fait franchement.
Nan, t'a qu'a en parler en rp =)

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Elvire Jackson


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MessageSujet: Re: Elvire Jackson | The life in color   Ven 4 Juil - 0:57

C'est pas beau de se venger, tout ça parce que ça t'a saoulé de devoir lire tout ça!^^ Par contre, faut que je marque ça dans un coin de ma mémoire, faire un rp où je parlerai de ça... *pas gagné*
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Tom Jedusor
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MessageSujet: Re: Elvire Jackson | The life in color   Ven 4 Juil - 18:18

Bienvenue !

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MessageSujet: Re: Elvire Jackson | The life in color   

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